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LeRevenu Le 24 janvier

Le secteur bancaire pourrait se sentir incité à alléger son bilan de certains actifs à la qualité de crédit fortement dégradée en raison du ralentissement économique engendré par la pandémie actuelle. Au risque de reproduire un scénario «subprime» ? L’analyse d’Adrien Aubert, Associate Partner chez Square.
La détérioration des perspectives économiques suite à la propagation mondiale du virus remet en cause les équilibres financiers sur l’ensemble des secteurs et celui de la banque ne déroge pas à ce constat.
La fragilisation de la solvabilité des emprunteurs, qu’ils soient particuliers, entreprises ou institutionnels, fait peser sur le secteur bancaire un risque d’accroissement des prêts dit non-performants, c’est-à-dire des financements cumulant plus de 90 jours de retard ou dont il est à peu près acquis que l’emprunteur ne sera pas en mesure d’en respecter les termes contractuels.
À l’échelle individuelle, ces prêts non-performants sont des indicateurs de la situation assez dramatique de détresse financière que peuvent connaître des entreprises ou des foyers qui ne sont plus en mesure de tenir leurs engagements de remboursements.
À l’échelle collective, ils constituent une menace tout aussi glaçante pour le financement bancaire de l’économie. En effet, un accroissement du poids de ces actifs déclenche un cercle infernal de conséquences néfastes.

Des stratégie complexes
À court terme, cela passe par l’augmentation mécanique des provisions comptables par anticipation de pertes à venir : ces provisions pénalisent la rentabilité d’une institution bancaire, déjà mise à mal par le non-paiement des intérêts de la dette par les clients.

Adrien Aubert, Consultant Vertuo Conseil – Groupe Square

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