Project Description

Mercredi 7 mars, les équipes du LAB Vertuo se sont rassemblées pour un séminaire de restitution des premiers résultats de recherche & développement.

Les travaux portent sur le phénomène de plateformisation de la banque. Le besoin de flexibilité structurelle que requiert la réponse aux exigences réglementaires et la transformation des business models amène à concevoir la banque comme un ensemble de plates-formes répondant à l’ensemble des besoins des clients, des collaborateurs et des autorités réglementaires.

Quatre thématiques que sont l’Open Banking, l’Intelligence Artificielle, la Fin du Cash, et la Banque & la Transition Energétique ont été définies qui sont déclinées en huit terrains d’enquêtes.

Les résultats de ces travaux feront l’objet d’un atelier Revue Banque le 17 mai prochain.
En voici les grandes lignes :

Open Banking

  • L’évolution des produits et services pour le trésorier d’entreprise

La récente percée des FinTechs sur les métiers historiques de la Banque de Financement et d’Investissement (BFI) est un élément qui vient s’ajouter à la métamorphose actuelle de l’écosystème bancaire.

Quels nouveaux rôles se dessinent pour les banques, les FinTechs et le régulateur ? Illustration à travers l’évolution des services proposés au trésorier d’entreprise (Cash Management, produits dérivés de couverture, financement à court, moyen et long terme etc.)

  • Le modèle chinois d’Open Banking: une source d’inspiration pour l’Europe ?

Le modèle bancaire chinois : système bancaire, réglementation et services bancaires ultra-innovants pour tous.

Dans quelle mesure ce modèle de Retail Banking pourrait-il être celui importé en Europe dans les prochaines années ?

  • Open Banking et cyber-sécurité

Revue des enjeux de la cyber-sécurité sur le secteur bancaire dans le cadre de l’Open Banking.
Quelles nouvelles failles apparaissent avec l’Open Banking ?
Comment les FinTechs et certains éditeurs de logiciel peuvent-ils aider les banques à gérer ce risque majeur ?
D’un point de vu coût versus risque, quel serait le niveau de cyber-risque maximal acceptable ?

Intelligence Artificielle

  • Comment la banque pourrait-elle intégrer l’IA dans le processus de titrisation de telle sorte à redonner confiance aux investisseurs ?

La titrisation est connue pour son manque de transparence et pour avoir été un acteur majeur lors de la crise des subprimes. L’IA peut-elle améliorer le processus de titrisation dans sa globalité afin de redonner confiance aux investisseurs ? Deux tendances se dessinent dans le métier de la titrisation: soit l’IA, malgré son potentiel, ne sera pas en mesure de répondre à leur besoin, et seuls les investisseurs ont le pouvoir de relancer le marché ; soit la manipulation intensive de données qui rendrait l’IA impartiale, par sa capacité à traiter de grandes quantités de donnés, serait la solution au problème.

  • IA en banque universelle : un avenir Malthusien ou Schumpétérien ?

L’intelligence artificielle (IA) aura un impact social et organisationnel sur le secteur bancaire. Dans quelle mesure va-t-elle transformer les métiers traditionnels de la banque et a priori son business model ? Plusieurs scénarii sont envisagés : d’une part une vision Malthusienne, à savoir que l’IA sera destructrice d’emplois, avec des tâches de plus en plus automatisées, et d’autre part une vision Schumpétérienne, avec des créations d’emplois, et le recours à des employés qualifiés pour la maîtriser.

La fin du cash

  • La réflexion du mémoire « la fin du cash » s’articule autour de trois axes majeurs de recherche.

La digitalisation de la société et l’engouement fulgurant pour les crypto-monnaies introduisent le point de départ.

La seconde partie compare trois niveaux de transition vers une société sans cash en étudiant les pays pour lesquels le cash reste dominant, les pays où la transition est en cours, et enfin sur les pays ayant déjà adoptés la fin du cash.

Ces travaux permettront d’entrevoir en troisième partie les futures évolutions et challenges liés à une société sans cash telles que la protection des données et leurs utilisations.

Afin d’appuyer ce mémoire de recherche, les étudiantes ont effectué un entretien avec Lydia, société française spécialisée dans le paiement en ligne par Smartphone. Cette échange se complète par un questionnaire adressé aux étudiants de l’université de Dauphine afin d’analyser la perception des jeunes sur leur thématique. Cette enquête qui a déjà permis de récolter 150 avis, sera également adressée à l’ensemble des collaborateurs du groupe Square dans le but de toucher une population d’actifs.

Banques & Transition Energétique

  • Les cryptomonnaies, en s’appuyant sur la technologie Blockchain, peuvent-t-elles servir la transition énergétique des banques ?

Pour répondre à cette question le groupe de travail s’est rapproché des fondateurs et des utilisateurs de ces nouvelles cryptomonnaies qui s’appuient sur des technologies moins énergivores que le Bitcoin (Iota, Chia), ou favorisant le financement d’une économie durable (Climate Chain).

  • En quoi la transformation digitale du secteur bancaire et l’évolution de son activité peuvent-elles accélérer le processus de transition énergétique ?

Les axes de recherche des étudiants de l’université de Dauphine, visent à mettre en avant l’impact non négligeable de la prise en compte du risque climatique et environnemental dans la gestion du risque bancaire, à expliquer en quoi la technologie Blockchain peut accélérer le processus de transition énergétique, tout en portant un regard critique sur les consommations énergivores de cette nouvelle technologie, et enfin à obtenir des données chiffrées en vue de quantifier l’impact des SI bancaires actuels et de la blockchain sur la consommation énergétique.

Les propos du groupe de travail seront enrichis grâce à l’interview du professeur Patrice Geoffron de l’université de Dauphine, et prochainement de Lise Moret (AXA IM) sur les financements « verts » ainsi qu’un spécialiste de la Blockchain.

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